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HABITER SUR L'EAU - 11 LOGEMENTS INTERMEDIAIRES

Programme / Typologie : Logements collectifs et activité
Commanditaire : Mairie de Vaux-sur-Seine

Organisateur : CAUE du Vexin

Type de commande : Concours d’idée ouvert pour l’architecture contemporaine Vexinoise

Partenaires : N.C.

Type de mission : Étude
Situation / Lieu : Boulevard Georges Loiseleur, Vaux-sur-Seine (78740) – Parc naturel régional du Vexin
Budget : 1 500 000 € HT
Surface : 1026,0 m2 (SHAB)
Date : 2015

Proposition de 11 logements intermédiaire avec une structure en ossature bois à Vaux-Sur-Seine, en zone inondable.

Démarche

 

Le projet a été intégré dans le site en se scindant en deux parties, qui pourraient permettre un phasage dans le temps lors de la réalisation de ce dernier. 

D’un côté, 10 logements qui vont du grand 2 pièces au 4 pièces en passant par des 3 pièces, pour une accessibilité au plus grand nombre. De l’autre côté, sur la rue principale, un bâtiment avec un espace d’activité au Rez-de-chaussée et un logement de 3 pièces au premier étage.

 

L’intérêt principal de ce choix est à la fois d’offrir des logements plus proches de la Nature qui est présente en partie arrière du terrain, proche de la Seine, et à la fois de fabriquer un édifice qui s’aligne sur une voie qui connecte la rue principale à la voie qui longe les abords de la Seine. L’implantation dans le site a été primordiale tout au long de l’étude de ce projet, tant d’un point de vue d’échelle que d’insertion paysagère. 

 

Un point important a été d’offrir à chacun des logements un lien visuel fort et important avec le contexte Naturel et paysagé remarquable du lieu.  L’utilisation de matériaux dits nobles comme le bois, la terre crue (torchis) ou encore le métal a été incontournable pour ce projet. L’intérêt du bois étant d’un point de vue écologique et économique pertinent du fait de présence de massifs boisés dans la région. Formellement le projet se veut simple relativement compacte et sobre, les pilotis, qui permettent une économie des sols mais aussi de faire face à de possibles inondations, servent aussi en tant qu’élément structurel en descente de charge et en contreventement. Chaque groupe de logements se voit attribué à une parcelle en pleine terre pour permettre une agriculture de proximité via de possible potager partager. La ruralité tant dans l’aspect du bâtiment que dans son fonctionnement ont été mis en avant, le bois, les pilotis, les toitures à un seul pan et les toitures végétalisées naturellement, permet ce ressenti. L’aspect contemporain n’a pas été oublié, il est mis en valeur dans la forme des typologies avec une grande flexibilité organisationnelle des pièces à vivre et dans l’intégration de technologie durable tel des ventilations double flux, des apports non négligeables en énergie électrique via des panneaux solaires et de petites éoliennes verticales et aussi une isolation thermique par l’extérieur. 

 

Ce sont des logements intermédiaires avec pour chacun une entrée par l’extérieur, comme dans un logement individuel, de belle terrasse permettant de profiter du paysage, un jardin potager partagé en pleine terre, et des apports énergétiques qui, permettent les économies.

 

Le choix de mettre un programme d’activité sur la rue principale est d’offrir un espace pour un commerce de proximité de sorte à aider l’activité économique du lieu. En y adjoignant un logement avec une entrée indépendante cela pourrait rendre ce local d’activité encore plus attrayant pour tout commerçant voulant s’installer en ce lieu.

 

Enfin le projet qui se situe entre deux zones urbaines, la zone N et la zone UA, tente de répondre au mieux aux attentes du PLU. Toutefois certains aspects de ce dernier non pas été respecté pour que le projet s’épanouisse pleinement sans que toutefois cela semble porter atteinte à l’esprit de ce dernier.

La hauteur dans la zone N était limitée à 9m et le projet dans cette zone atteint 10,7m en limite de la toiture à un pan, en revanche le volume des logements ne dépasse pas les 9m. Ce choix car le projet ne produit pas vraiment d‘ombre sur les parcelles voisines, mais aussi parce que cette extension de toiture permet d'offrir un ensoleillement maximal pour les panneaux solaires.

 

 

Parti pris urbain

 

Le projet s’intègre comme une greffe dans le site et la ville, dans le tissu urbain bâti, mais aussi un point important a été de permettre de créer un lien entre la rue centrale et les abords de la Seine, entre une centralité linéaire et un espace Naturel linéaire.

Le projet qui est constitué de deux bâtiments, le premier aligné sur la rue principale avec un local d’activité et un logement indépendant et l’autre aligné sur une rue intérieure perpendiculaire à la rue principale avec 10 logements intermédiaires qui ont chacun une entrée indépendante. 

Les typologies vont du 2 pièces au 5 pièces en passant par des 3 et 4 pièces pour offrir au plus grand nombre une accession ou location dans la commune possible. Ces logements sont dans des standards entre le logement individuel et logement collectif.

Le projet se veut comme une petite centrale solaire avec des panneaux photovoltaïque et comme des logements associés qui se trouve entre la Nature et l’urbanité. Ils donnent à voir le paysage remarquable du lieu et se donnent à voir à lui comme un trait d’union entre végétal et minéral.  

Ils se trouvent sur pilotis pour faire face à de possible monter des eaux de la Seine, puisque la zone est possiblement inondable, mais aussi pour offrir une économie des sols de sorte à permettre une bonne perméabilité des sols et une grande surface de sol en pleine terre pour permettre des cultures de potagers partagés. Sous les pilotis un espace dédié aux voitures des habitants est mis en place avec en moyenne deux voitures par logements (1 voiture pour 60m2).

Un parking public est gardé sur le site avec 42 places couvertes d’un auvent lui-même recouvert de panneaux solaires. Ce parking pouvant être utilisé par les utilisateurs des commerces aux alentours, comme par les résidents.

L’ensemble de l'énergie fournie par les panneaux solaires photovoltaïques pouvant être partagé entre les résidents en fonction de leurs consommations énergétiques mais éventuellement aussi avec les logements alentour de la commune. L’idée d’offrir un projet qui crée du partage avec le lieu, le paysage, les habitants et la ville, pour une bonne intégration.

 

 

Parti architectural

 

Espace et typologie

 

Chaque logement est pleinement handicapable et suit la réglementation en vigueur tant dans leur accès que dans l'organisation intérieure.

Ils se composent, d’un espace nuit et d’un espace jour commandé par la séquence d’entrée en général. L’espace nuit couvre les chambres spacieuses, un cabinet d’aisances, et une salle d’eau. L’espace jour couvre un salon connecté à une salle à manger, soit un grand séjour, et une cuisine ouverte ou qui peut être fermé au besoin. Le but étant d’offrir une grande flexibilité spatiale avec des séjours/cuisines transformables et redécoupables à volonté en fonction des habitudes de vie des résidents. L’intérêt d’un grand séjour c’est aussi de permettre la mise en place d’un bureau pour un accès commun et familial aux nouvelles technologies et éventuellement au télétravail. D’une façon générale la plupart des logements se voient attribué une terrasse Sud-Est du matin proche des cuisines et une terrasse Nord-Ouest du soir connecté au séjour. Ces terrasses permettent de voir le paysage en plus d’offrir des espaces extérieurs privatifs.

 

Energie et chauffage

 

Le choix du chauffage s'est porté sur un système de chauffage central à eau avec des chaudières à gaz individuelles pour une bonne rentabilité, car chaque logement sera amène de consommer et d’utiliser sa chaudière en fonction de son utilisation exacte. 

L’eau chaude sera fournie par la chaudière à gaz, tandis que l’électricité de la maison sera fournie par les panneaux solaires photovoltaïques, soit en moyenne 50 m2 pour 2 logements, c’est un dire 1 module.

 

Isolation thermique, écologie et durable

 

L’isolation thermique est constituée d’une double couche en laine de roche, une première de 200 mm intégrée entre les éléments de structure en ossature bois et la deuxième de 85 mm en partie extérieure de sorte à recouvrir tous ponts thermiques possibles. En plus de cette isolation relativement conséquente, un revêtement en terre crue/torchis vient sur certaines surfaces en crépi ce qui augmente à la marge, par son inertie, les capacités thermiques du bâtiment. Les surfaces non recouvertes de crépis sont recouvertes d’un bardage bois vertical.

Un local poubelle pour permettre un tri des déchets efficaces et complets est placé du côté de l’entrée du site vers la rue principale. Un autre espace commun plus proche des logements est dédié aux déchets organiques à la fois issus des potagers partagés que des déchets domestiquent L’intérêt de ce choix est de développer le recyclage des déchets organiques pour fabriquer du composte de façon partagée.

Des panneaux solaires photovoltaïques viennent recouvrir les auvents du parking public pour fournir une énergie d’appoint soit aux logements soit au quartier. 

Une végétalisation du site avec la plantation de nouveaux arbres est prévue dans le projet pour une meilleure intégration projet du côté Naturel du terrain.

Un système de puits provençal est prévu ce qui permet d’apporter de l’air plus chaud en hiver et de l’air frais l’été. Ce système est associé à une ventilation double flux qui permet d‘éviter les déperditions énergétiques.

L’ensemble des fenêtres est en menuiseries bois avec rupteur de pont thermique et des doubles vitrages à faible émission qui possède des verres à couche 4/16/4, ce qui est un équilibre intéressant entre cout économique et performance thermique. Des brise-soleils par avancées de toitures filtrantes et brise-soleil horizontaux sont installés sur les façades exposées au Sud et Sud-Est. Les façades Nord Est sont plus ouvertes pour un bon ensoleillement et apport solaire certain. La façade qui se situe la plus au Nord est relativement opaque pour éviter les déperditions thermiques.

Le projet se veut relativement compact même s’il ne touche pas le sol, il est comme une boite, avec des joins creux, qui marque les séquences d’entrée, avec ses terrasses. Une bonne compacité permet d’éviter d’avoir trop de déperditions énergétiques.

 

Matières et structure

 

Le bâtiment est recouvert en grande partie par un crépi en terre crue et torchis, ce qui apporte une couche isolante supplémentaire en plus d’offrir un aspect régional et rural au bâtiment. D’autres parties sont recouvertes d’un bardage bois vertical.

La structure est en ossature bois, pour optimiser le cout de la construction tant sur plan écologique en dépense de CO2, que sur le plan économique, qu’encore sur le plan de des délais de réalisation. 

L’adéquation entre structure en ossature bois et torchis, rappel la fabrication de bâtiments ruraux et patrimoniaux qui existait dans la région dans le passé. C’est une réinterprétation contemporaine de la maison à pans de bois.

 

Structure en ossature bois permet de mettre les logements sur pilotis du côté de la Seine. 

 

La toiture est recouverte de bac acier couleur rouge brun RAL 3011 et de panneaux solaires qui en plus de fournir de l’Energie donnent un aspect contemporain au bâtiment.

 

Par définition la matière terre comme la matière bois change d’aspect de façon non négligeable et assez rapidement dans le temps. Ces matériaux varient tant en fonction de leur lieu d’origine qu’en fonction de leur essence et leur traitement. Le projet sur les panneaux a donc une teinte qui n’est très certainement ni celle qu’on obtiendrait à la livraison du bâtiment ni celle qu’on aurait dans 50 ans.

Par ailleurs le bardage en pin ne devrait pas être traité mais laissé naturelle pour laisser le bois griser naturellement, de même pour le crépi en terre (torchis) qui elle devra être entretenue refaite dans le temps.

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